BBZ, le facilitateur

Sans Bleu Blanc Zèbre, il n’y aurait pas eu de Grand RECHO. C’est lors d’une soirée du réseau d’initiatives citoyennes que le maire d’Arras a rencontré Le RECHO. La suite, on la connaît. Et BBZ est à l’origine d’une grande part de la mobilisation autour du projet. Nadège Legentil est coordinatrice du réseau dans les Hauts-de-France et accompagne le projet depuis le début.

Le RECHO : Qu’est ce qui pousse à rejoindre une association quand on est citoyen ?
Nadège Legentil : J’ai rejoints Bleu Blanc Zèbre parce que j’y voyais un moyen utile de consacrer du temps à la vie locale, c’est une manière d’assumer d’être citoyen. J’étais désolée de constater le climat de renoncement général alors que tant d’initiatives formidables existent et apportent de vraies solutions. Cet engagement, c’est le refus que les jeux soient faits, c’est ma façon d’être confiante en l’avenir. 

Le RECHO : Quelle est la vocation de votre association ?
N.L. : BBZ est un mouvement citoyen et solidaire, un réseau d’acteurs. Les Zèbres identifient les bonnes pratiques, mobilisent les réseaux autour d’elles et les diffusent. BBZ déverrouille des blocages. Ses champs d’action sont divers : éducation, emploi, santé, environnement, fraternité, habitat. 

Le RECHO : Quelles affinités avec le projet du RECHO vous ont poussé à vous associer au GRAND RECHO ?
N.L. : 
Le RECHO est une association labellisée Bleu Blanc Zèbre. BBZ est à l’origine de son implantation à Arras. En octobre 2016, à l’occasion du premier anniversaire du lancement de BBZ sur le territoire, j’ai invité l’équipe du RECHO à présenter son action. Cela me semblait avoir du sens avec ce que nous vivions dans la région, notamment à Calais et à Grande-Synthe. Arras est un territoire différent mais nous sommes tous concernés par cette question de l’accueil. Le maire, Frédéric Leturque, présent à la manifestation, m’a demandé de réfléchir à un projet avec Le RECHO pour Arras. 

Le RECHO : Quelles valeurs portent ce projet de restaurant éphémère pour vous ?
N.L. : 
Je suis très touchée par la volonté du Recho de réparer l’accueil des exilés. Lorsque j’ai entendu l’une des cheffes cuisinières expliquer que nous étions tous égaux avec un éplucheur, que l’on soit chef d’entreprise ou réfugié ; je me suis dit, elle a raison, cela me parle. La cuisine est un bon moyen pour se rencontrer et faire tomber les craintes si elles existent et je suis convaincue que c’est dans l’action que l’on crée de la fraternité. La fraternité, ce n’est pas qu’une devise de fronton, elle doit se vivre. 

Le RECHO : Quels sont les enjeux d’un tel projet au niveau du territoire ?
N.L. : J’espère, c’est aussi la volonté de la Ville d’Arras, que nous développerons sur le territoire un accueil bienveillant afin que ceux qui vivront avec nous pour quelques temps gardent un beau souvenir de leur passage et que ceux qui s’y installeront trouvent leur place parmi nous. 

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